Dimanche 13 novembre 2011
La dernière ligne droite est là. Nous vivons les dernières heures du festival des TransAmazoniennes 2011. L’histoire que nous venons de vivre et que nous vous avons fait partager était et restera un souvenir inoubliable : sur la toile à travers notre site, dans nos mémoires gravé à tout jamais.
Le camp de la Transportation a ouvert ses portes à 17h. L’ensemble de la rédaction du TransNewsExpress est sur le terrain, encore une fois pour nous faire vivre les derniers temps forts de l’événement. Jusqu’au bout, nos stagiaires étaient là, faisant corps avec leurs caméras, appareils photo, enregistreurs, ordinateurs, stations de montage… Surtout, ne pas perdre une miette de l’action, de l’actualité de la vie des Trans. Réactifs jusqu’au bout, pour une interview, finir un article touchant du doigt la réalité du professionnalisme avec de grands moments d’émotion, comme la dernière rencontre avec Papa Zon…
Le camp se remplissait petit à petit en cette dernière journée à l’entrée gratuite. Après les lauréats des différents tremplins qui donnaient le « la » de la soirée, s’enchaînaient à nouveau quelques moments de musique, magiques ! Ainsi, Tamango et Kaoru Watanabe nous transportaient au nirvana des sens, Chris Combette fidèle transamazonneur faisait chalouper la foule… Devant une petite centaine de spectateurs (quel dommage) Viety Guys clôturait cette dernière édition. Un groupe de bigi pukoe (littéralement grande musique, sorte de punk-rock-techno tropicalisé), empli d’une énergie vocale et musicale incroyable, proche parfois de la transe, comment résister à l’appel du rythme et de la danse… Viety Guy n’a jamais raté une édition des TransAmazoniennes. Il était alors aux alentours de 2 heures et le camp ne tarderait plus à refermer ses portes…
Près de 3000 personnes sont passées par le camp de la Transportation durant ces trois jours. Bien sûr, le chiffre n’est pas remarquable, sans doute est-ce dû aux nombreuses annulations qui ont bouleversé la programmation… Mais encore une fois, 20 euros c’est cher uniquement parce que nous sommes dans un contexte de crise et de pauvreté générale. Car lorsqu’on regarde les conditions professionnelles d’accueil et le nombre de groupes proposés, on ne peut pas dire que ce soit réellement excessif. Ne serait-il pas plus juste alors, de parler de déception ? Ou encore de se poser la question de la participation des collectivités locales et territoriales ? Présentes certes, mais peut être pas suffisamment ? Les retombées économiques, sociales, professionnalisantes d’un tel événement ne seraient-elles pas sous-estimées ? La culture ne peut pas être éternellement la dernière roue de la charrette, le bénévolat a ses limites… Lire la suite
Chaque édition des TransAmazoniennes permet d’évaluer la forme de nos artistes guyanais. Dans l’ordre…
La valeur sûre reste Chris Combette, qui vit depuis peu à Paris. Entouré de George Mac (percu), d’Eric Bonheur (guitare), d’Arsène Popo (Batterie), d’Emile Romain (basse) et de Michaele Ngo Yamb Ngan (choeur), Chris Combette nous livre un répertoire solidement interprété, enrichi de quelques morceaux de son récent et quatrième album Les enfants de Gorée (voir la vidéo).
Autre valeur sûre, Fondering, groupe d’Aleké mené par son leader charismatique Prince Koloni. Là encore, le répertoire est sérieusement maîtrisé, ce qui permet au groupe d’improviser et de s’adapter à une invitée surprise, Evelyne Mambo, qui viendra danser sur scène (voir la vidéo).
Révélé en 2008 aux Francofolies et pour le festival Fnac Indétendance, Little Guerrier confirme son talent sur scène et s’affirme pendant ces TransAmazoniennes comme un grand dans la cour des grands (voir l’interview) (voir la vidéo).
La très bonne surprise du festival sera le concert de Viety Guys, groupe de Saint-Laurent qui a arrangé son répertoire bigi pokoe avec des accents techno-danse. Viety Guys est le seul groupe à avoir participé à toutes les éditions des TransAmazoniennes, vainqueur d’un des tremplins en 2002. La formation actuelle nous avait déjà surprise lors du festival Acoustik Vibes en octobre 2010 avec une formule acoustique digne des sessions de la BBC. Pas facile de faire du bigi pokoe acoustique, sorte de punk-rock qui mèle des influences traditionnelles. Viety Guys (voir la vidéo) peut désormais prétendre aux plus grandes scènes.
Autre bonne surprise avec JahMan T qui s’affirme comme l’une des plus belles voix du festival. Jahman T nous avait déjà enchanté il y a quelques jours lors d’un concert à la Goélette. Il fait partie de ces nouveaux artistes de Saint-Laurent qui sont prometteurs et qui mériteraient de rencontrer le succès.
Sista Sony fait également partie de ces artistes prometteurs à qui les TransAmazoniennes offre une grande scène et les conditions d’une prestation très professionnelle. Sista Sony n’a pas loupé son rendez-vous avec le public du festival. Belle prestation (voir l’interview).
Didier Urbain
Samedi 12 novembre
Le camp de la Transportation n’a plus aucun secret pour notre équipe de journalistes qui n’est plus tout à fait « en herbe » ! Cette formation intense leur donne chaque jour un peu plus d’autonomie, d’aisance et d’assurance.
Ce soir, sous le manguier du camp de la Transportation l’ambiance est à la route du marronnage… L’Afrique, les Antilles, les Guyanes… Même s’il se dégage du public une ambiance plutôt « métro », la programmation nous rappelle encore une fois la diversité ethnique dont est composée la Guyane française. Une diversité où chacun trouve sa place, avec respect. Un espace-temps où cette pluralité culturelle côtoie la vie du quotidien, où chacun finit aussi par se retrouver, échanger, vivre ensemble. Le manguier, c’est un des symboles en Afrique des arbres à palabres ; il trouve si bien sa place au cœur du camp… Lire la suite











































